Découverte d'un scoïste #2 | Erwann Renou

Mis à jour : avr. 14

Au club depuis 2016, Erwann Renou endosse de multiples rôles au sein du SCO Cyclisme : éducateur auprès des jeunes, membre de la commission organisation mais également arbitre. Il nous a éclairé sur chacune de ses fonctions, pour que l'on puisse comprendre son grand apport auprès du club.




Bonjour Erwann, peux-tu te présenter rapidement ?

Je m’appelle Erwann Renou, j’ai 21 ans et j’habite Tiercé, à une vingtaine de kilomètres d’Angers. Je suis titulaire d’une licence de Géographie. Je souhaite désormais devenir chauffeur de bus.


Depuis combien de temps es-tu licencié au club ?

J’étais déjà à l’EVAD à l’école de vélo. J’ai fait mes années Pupilles et Benjamins au club. Ensuite, je suis parti à Châteauneuf-sur-Sarthe puisque j’habitais trop loin d’Angers. En 2016, il y a 5 ans donc, je suis revenu à l’EVAD, en tant qu’éducateur encadrant.


Quel est ton travail au sein de l'école de vélo du SCO Cyclisme ? Qu'est-ce qui fait que tu aimes travailler avec les enfants ?

Nous formons les enfants pour le cyclisme en compétition, mais aussi pour le pratique vélo du quotidien. A mon arrivée à l’EVAD, je voulais aider à l’école de vélo, puisque j’en avais fait partie enfant. C’est quelque chose qui est très valorisant et nous sommes appréciés des parents qui sont contents d’avoir des encadrants à l’écoute de leur enfant. Travailler avec l’équipe d’éducateurs est aussi très motivant.


A quoi ressemble l'entraînement d'un enfant de 8 ans ?

Il y a un entraînement par semaine le mercredi après-midi et une compétition le samedi, ce qui est suffisant. L’entraînement se déroule en général en plusieurs ateliers : le gymkhana, qui est un jeu pour améliorer son adresse, que l’on peut retrouver en compétition, puis les enfants font de la vitesse ; on les chronomètre sur un tour de piste pour voir l’évolution au fil des semaines. La dernière partie est plus ludique, on rassemble toutes les catégories de l’école du vélo pour une course éliminatoire ou une poursuite par équipes. Il y a également des sorties sur route pour apprendre à évoluer en groupe et le respect du code de la route. Dans un environnement urbain où l’on doit être très vigilants. Nous faisons aussi du cyclo-cross au parc Balzac, ce qui permet de s’entraîner sur les départs, primordiaux dans la discipline.


En plus d'être au service de l'école de vélo, tu es aussi arbitre, peux-tu nous en dire plus ?

J’ai découvert cette passion il y a 3 ans maintenant et j’officie désormais en tant qu’Arbitre Régional depuis 2 ans. L’hiver prochain, je vais passer le diplôme pour devenir Arbitre National, ce qui me permettrait d’arbitrer des courses de première catégorie.

En quoi cela consiste d'être arbitre sur une course ?

On doit s’assurer que les coureurs respectent bien le règlement mais aussi aider les organisateurs pour le bon déroulement de la compétition. Les coureurs n’ont, par exemple, pas le droit de monter sur un trottoir pour leur sécurité et celle des spectateurs. On doit aussi s’assurer que les véhicules suiveurs sont bien assurés et que la voiture ouvreuse ait bien un panneau signalant la course ainsi qu’un gyrophare rouge. Nous devons aussi vérifier toute l’installation, par exemple en interdisant aux organisateurs de placer une arche gonflable avant la ligne d’arrivée. Les arbitres sont aussi chargés de vérifier si les horaires des courses sont bien respectées et d’aider à établir les classements.


Te souviens-tu d'une anecdote personnelle montrant l'importance des arbitres ?

Il y a 2 ans, à Marans, l’arrivée des Pass’Cyclisme était groupée. Nous avons pris nos téléphones portables pour filmer le sprint final mais tous les dossards étaient flous sur les vidéos. Cela a ensuite été très compliqué pour déterminer le classement, même celui des 3 premiers. De plus, dans cette catégorie, chaque place compte, même la 25ème.

Cette année, j’ai aussi fait de l’arbitrage moto sur le Tour Brissac-Loire Aubance, à Saulgé-l’Hôpital. Cela offre une autre vision de la course, puisque l’on est seulement à quelques centimètres des coureurs. La coordination avec le pilote est très importante. C’est aussi plus facile pour doubler les groupes ou accompagner les coureurs quand ils remontent dans le peloton après une crevaison en s’assurant qu’ils respectent les règles. J’aimerais poursuivre l’arbitrage moto car c’est vraiment intéressant et ça complète le fait d’officier dans une voiture.


Depuis quelques années, tu es aussi membre de la commission organisation. Quelles sont les courses que le SCO Cyclisme organise ?

Le 3 avril, nous organiserons une compétition de piste, le challenge Huby, sur le vélodrome d’Angers. Le samedi 1er mai 2021 aura lieu la course de Saint-Clément-de-la-Place. Le dimanche 15 août, nous fêterons la 99ème édition de la course toutes catégories de Saint-Georges-sur-Loire. Le dimanche 5 septembre, nous espérons organiser la course de Champtocé-sur-Loire en Pass’Cyclisme. A Soulaire-et-Bourg, le samedi 25 septembre, il y aura le Trophée Raymonde Buron, qui était une encadrante très appréciée. Cette course est pour les catégories école de vélo et les minimes. Enfin, la 96ème édition du Grand Prix des Perreyeux, à Trélazé Malaquais, aura lieu le 10 octobre. On espère que ces courses pourront avoir lieu mais nous ne pouvons pas en être certains à cause de la pandémie.


Comment organiser une course ? (Différentes étapes à quels moments de l'année)

Premièrement, nous devons inscrire la course sur la plateforme régionale au mois de décembre de l’année précédente. Lors d’une réunion en janvier, les échanges visent harmoniser le calendrier, pour ne pas qu’il y en ait 2 le même jour. Après, il faut aller déclarer la course en préfecture 2 mois avant la course. On déclare la date, les horaires, le lieu exact etc. Une deuxième déclaration, le dossier technique, est déposée 3 semaines avant la course. On y indique le plan du circuit, le nombre de bénévoles requis, le nombre de secouristes présents, le nombre de participants et la liste de tous les signaleurs. A partir de ce moment, la préfecture nous indique si on peut organiser la course. Enfin, nous recherchons des bénévoles et des partenaires en démarchant auprès des commerçants et artisans locaux.


Comment se passe la journée lorsque l'on est organisateur de la course ?

Nous devons arriver 2 heures avant le départ de la course. Lors de la première heure, il faut que nous installions le circuit, le camion-podium, les haut-parleurs, l’intendance pour la remise des dossards et le matériel informatique. Une heure avant la course, les coureurs arrivent pour récupérer leurs dossards et émarger. Lors de la course en tant qu’arbitre du club, j’assiste l’arbitre désigné par le comité départemental. A l’arrivée, nous essayons d’avoir la meilleure organisation possible pour faciliter le classement. Après la remise du trophée faite en présence du maire de la commune, certains rangent le matériel pendant que je remplis les papiers de résultats avec l’arbitre. Ce sont de bonnes journées avec un gros travail d’équipe !


Comment définissez-vous le tracé des circuits ?

Nous essayons d’installer l’arrivée dans le centre de la commune, pour que les habitants puissent aussi assister à la course. Pour tracer le circuit, il faut faire attention à ce qu’il n’y ait pas trop d’installations, comme des dos d’ânes, qui menaceraient la sécurité des coureurs. Nous devons également faire attention à la taille du circuit, avec l’objectif que les spectateurs voient souvent les coureurs. Nous pouvons aussi trouver des difficultés dans le parcours. En ce moment, les circuits en 8, où les spectateurs voient les coureurs 2 fois par tour, ont la cote.


Les courses organisées par le SCO sont-elles menacées ?

Les courses du début de saison vont être compliquées à organiser en raison de la situation sanitaire. De notre côté, la course du 1er mai aura lieu dans relativement longtemps, ce qui nous permet d’espérer. Il y a aussi l’aspect économique qui est important, car une course minimes-cadets coûte assez cher à organiser. Pour les courses de Saint-Georges-sur-Loire et Trélazé, il faut également que les comités des fêtes puissent organiser les événements qui se déroulent en parallèle. A Saint-Georges-sur-Loire, il y a un super vide-greniers, à Trélazé c’est la fête foraine. Les 2 événements sont indissociables. Le SCO est très fier de travailler avec ces comités des fêtes qui s’investissent dans le cyclisme ; les courses cyclistes sont des moments important pour les sportifs mais aussi pour la vie des communes. Alors pour nos organisations comme pour nos coureurs, on se doit d’être optimiste et innovant !


Propos recueillis par Tristan Dereeper-Bidet


#LaGriffe | #SportAngers | #LaDalleAngevine

86 vues0 commentaire